To explore the relationships between
space, image & sound

To question /
the occupation of space
the occupation of emptiness
the occupation of whiteness

To put oneself in an architect´s skin /
to mesure, draw, arrange, create, elevate,
build

To erect abstract forms that are /
geometric
spatially volumetric
acoustically volumetric

To play /
with the viewing angles: plan, elevation,
axonometric, and isometric projection
with the spatial orientation benchmarks XYZ
with the limits of the frame: ceiling, walls, floor

To investigate /
the cityscape
the sound landscape
the mental landscape

                   

Coming from an architecture background my work is
based on its codes  that I misappropriate, with 
the aim
of bringing a new focus on the norms of measurement.

My practice consists mostly of photography, video,
sculpture, and sound performance in which I experiment
with the geometry in space.

Echos in a space, shadows on a facade, melodies produced
by construction elements: the resulting forms I obtain give
shape to the immaterial.

 

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As a visual artist with a background in architecture, my work references 20th century architectural elements from the modernist movement. Through the mediums of photography, video and performance, I question the use of spaces described as functionalist. Using the body as a measuring instrument, I observe and analyze its interaction with the surrounding built space.

Through travels and residencies in Egypt, Iran, Israel, Japan, Russia, Estonia, Poland, Czech Republic and Austria, I explore the diversity of post-war global architecture inspired by the Bauhaus movement. My recent research focuses on the social aspect of modernism, and in particular on collective housing and its progressive norms, spaces, forms and uses. The modern movement is fascinating and disturbing at the same time: under the cover of being innovative, it favored a certain authoritarianism, culminating even in its complicit relationship with colonialism.

With the omnipresent use of concrete and steel, how did this architecture contribute to a certain uniformity and standardization of forms and uses? And how, in such disparate cultural and climatic contexts, can populations appropriate these homogenized spaces?

 

 

Explorer les relations entre espace,
image & son

Questionner /
l´occupation de l´espace
l´occupation du vide
l´occupation du blanc

Se mettre dans la peau de l´architecte /
mesurer, dessiner, agencer, créer, élever,
édifier

Ériger des formes abstraites /
géométriques
spatialement volumétriques
acoustiquement volumétriques

Jouer /
des angles de vue: plan, élévation,
axonométrie, isométrie
des repères spatiaux: X, Y, Z
des limites du cadre: plafond, murs, sol

Investiger /
le paysage urbain
le paysage sonore
le paysage mental

 

Venant de l´architecture, mon travail est basé sur ses
codes que je détourne pour poser un nouveau regard
sur les normes de mesure. 

Ma pratique est principalement photographique, vidéo,
sculpturale et de performance sonore, dans laquelle
j´ expérimente la géométrie dans l´espace.

Échos d´un espace, ombres sur une façade, mélodies
produites par des éléments de construction: les formes
qui en résultent donnent corps à l´immatériel.

 

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En tant qu’artiste visuelle ayant une formation en architecture, mon travail fait référence à des éléments architectoniques datant du 20e siècle depuis le courant moderniste. Grâce aux médiums de la photographie, de la vidéo et de la performance, je questionne l’usage d’espaces décrits comme fonctionnalistes. En utilisant le corps comme instrument de mesure, j’observe et analyse son interaction avec l’espace construit environnant.

Au travers de voyages et résidences en Egypte, Iran, Israël, Japon, Russie, Estonie, Pologne, République tchèque et Autriche, j’explore la diversité de l’architecture mondiale d’après-guerre inspirée par le mouvement du Bauhaus. Mes recherches récentes portent sur laspect social du modernisme, et en particulier sur l’habitat collectif et ses normes, espaces, formes et usages dits progressistes. Le mouvement moderne est fascinant et dérangeant à la fois : sous couvert d’être innovant, il a favorisé un certain autoritarisme, culminant même dans sa relation complice avec le colonialisme.

Avec l’utilisation omniprésente du béton et de l’acier, comment cette architecture a-t-elle participé à une certaine uniformisation et standardisation des formes et des usages ? Et comment, dans des contextes culturels et climatiques si disparates, les populations peuvent s’approprier ces espaces homogénéisés ?